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Claudia Oudet, Ce continent devient une obsession

Autre Amérique 2 semaines ago 8 min read
post-Claudia

Nous ouvrons une nouvelle piste de réflexion autour de la littérature latino-américaine avec Claudia Oudet, femme libre et éditrice. Dans la partie de l’entretien ci-dessous, nous reviendrons sur les aspects de son métier et du projet d’édition qu’elle porte. Dans la seconde partie de l’entretien que vous retrouverez dans la version papier de la revue, Claudia revient sur sa participation au sein de la revue.

Tout d’abord, qui es-tu Claudia ?

Aujourd’hui, je suis une femme libre !  C’est ma quatrième vie. La première, mon enfance, dans une famille nombreuse (5 enfants) franco-espagnole en banlieue parisienne. Je suis née avec l’esprit créatif, travailleur et altruiste. Peut-être grâce aux mouvements migratoires de la famille : ma mère qui a quitté une Espagne en guerre, ma tante et ma cousine françaises ont émigré aux USA pour vivre une vie plus libre et indépendante qui ont contribué à mon rêve de construire un jour quelque chose par moi-même. Nous parlions donc 3 langues à la maison, pas régulièrement mais assez souvent pour maintenir mon esprit ouvert et créatif en action. La deuxième, ma vie d’épouse, a été une découverte quant au fait de faire confiance et s’adapter à ma nouvelle famille franco-polonaise. L’immigration était là de nouveau avec ses conséquences psychologiques catastrophiques de la 2e guerre mondiale, qui avait frappé cette famille jusqu’à la génération de mon mari et de son jeune frère. Tous deux en proie au désir d’arriver « coûte que coûte » à une vie de luxe, pour venger les parents et les aïeux qui avaient tant souffert. Un gouffre a fini par s’installer et j’ai demandé le divorce. Qui dit mariage dit enfants. Ma troisième vie. Notre fille née en 1985 avait un destin étonnant, intense (parfois trop) et fragile. Sa disparition en 2012 a marqué en avant et un après dans ma vie de femme. Un boulevard s’ouvrait à moi. Ma quatrième vie. Je pouvais faire ce que je voulais, mais justement, c’était quoi, au fond ? L’événement du Covid-19 m’a donné l’opportunité de le découvrir grâce à la traduction d’un roman de 500 pages, d’un jeune auteur uruguayen. J’ai découvert ce qui se cachait au fond de mes désirs. De l’espagnol au français et du français à l’anglais, selon le souhait de l’auteur. Puis, je me suis proposée bénévolement au magazine Le Café Latino pour des traductions régulières, et là, une nouvelle révélation : la littérature latino-américaine. Le continent où, d’après ma mère, une tante aurait émigré au Mexique… Emigration… Mon intérêt pour ce continent devient une obsession, sachant que chez eux aussi les problèmes politiques et les souffrances sont grands depuis longtemps. Je me doutais que la richesse de cette littérature, hors des sentiers rabattus, devait être énorme.

Parle-nous du projet Aliados Literarios.

Grâce aux réseaux sociaux, j’ai cherché tous les comptes d’auteurs, de journalistes, de bookstagrammeurs, de critiques littéraires et d’éditions latino-américaines pour m’y abonner. Accrochée par les présentations, j’ai commencé à envoyer des messages pour proposer mes services de traduction. Succès immédiat ! Je voulais les aider à trouver des maisons d’édition françaises pour qu’elles les publient, fin 2024 et toute l’année 2025, mais en vain. Une colère a explosé en moi, me poussant à créer ma propre maison d’édition sur le modèle associatif. A cet instant, je me suis rappelé cette fameuse phrase « Si tu n’vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi » des trois mousquetaires de mon enfance (Merci Alexandre !).

Quelle couleur souhaites-tu donner à Aliados Literarios ? As-tu une ligne éditoriale définie ou bien fonctionnes-tu au coup de cœur ? comment procèdes-tu au choix ?

Le mot « couleur » est intéressant car je l’ai traduit dans le logo : couleurs vives et dessin d’une main-oiseau-cœur pour dire « je suis de votre côté, je vous tends la main, envolons-nous ensemble ».

Ma ligne éditoriale est large. Je souhaite révéler toutes sortes de talents. Pour le moment, j’ai commencé avec les romans et les contes qui me permettent de lancer l’aventure. Ensuite, j’ajouterai la science-fiction et la fantaisie et enfin la poésie.

Je choisis les auteurs en fonction du message que l’auteur nous délivre, mais aussi de son style et des descriptions (personnages, villes etc).

Ce projet s’adresse à quel public ?

Je souhaite toucher un public francophone le plus large possible, mais aussi des étrangers aimant la langue française. C’est pour ça que la rédaction des textes reste abordable par tous.

Aliados Literarios (Alliés littéraires), quel nom ! peux-tu pour éclairer nos lecteurs donner le sens que tu lui donnes.

Comme je l’évoquais plus haut, le logo donne le sens de l’idée : couleurs vives et dessin d’une main-oiseau-cœur pour dire « je suis de votre côté, je vous tends la main, envolons-nous ensemble ».

Donc des livres de langue espagnole du continent latino-américain, comment se déroule la sélection des livres ? Comment choisis-tu les livres, les auteurs ? Où vas-tu les trouver ?

Je les sélectionne sur les réseaux sociaux, en fonction du message que l’auteur/l’autrice porte à notre connaissance. Ensuite, je propose un contrat et si l’auteur/l’autrice l’accepte alors je traduis le manuscrit dans l’objectif de la publication.

Dans le catalogue d’Aliados Literarios on croise des auteurs têtes que nous connaissons à L’autre Amérique. Nous avons en commun ce goût de la littérature mais aussi d’essayer de mettre à la lumière des auteurs, des livres peu ou pas encore connus aujourd’hui. Un travail de longue haleine.

Effectivement, mais ça ne me fait pas peur. Je suis patiente et surtout décidée à aller le plus loin possible.

As-tu des pays de prédilection ? (Pérou, Uruguay, Argentine, Mexique, etc.)

Je n’ai pas de prédilection, je suis le mouvement des auteurs présents sur les réseaux sociaux, car chaque pays traverse des événements politiques à diverses périodes qui peuvent ralentir la vie des gens qui, je l’espère, doivent profiter de ces moments difficiles pour s’inspirer et écrire. Cela me permet aussi de suivre une chronologie et étaler mon travail dans le temps, car je suis toute seule pour tout faire, pour le moment.  

Comme tu le sais, L’autre Amérique est une revue littéraire puisque tu participes à la revue depuis quelques temps (pour en savoir plus sur la participation de Claudia, retrouvez la suite de cette entretien dans la version papier) alors parlons littérature : comment s’est développé ton goût de la littérature latino-américaine ?

Je suis née dans une famille multilingue et aussi multiculturelle. Mes parents aimaient la lecture, le théâtre, la musique… Un grand oncle espagnol, écrivait des textes pour des journaux mais aussi de petits manuels, sous le nom de plume « FEREVAN » (H. Fernandez Evangelista). Vous pouvez les découvrir sur mon site web. J’ai vraiment découvert la culture latino-américaine lorsqu’en 2007, j’ai créé le groupe communautaire « hispanohablantes en Paris » sur la plateforme meetup.com. Il s’avère qu’à l’époque c’était le premier groupe, constitué uniquement d’hispanophones dont des enfants d’immigrés comme moi ou des émigrés nostalgiques d’Amérique Latine, à la recherche de leurs racines culturelles à Paris. Ce fut un succès immédiat. J’ai eu l’occasion d’organiser des séances de vocabulaires régionaux par pays qui nous ont permis de découvrir les différences existantes sur un même continent. Ambiance assurée !

Je me suis aussitôt mise à l’affût des acteurs et des médias latinos à Paris et en France (Lyon, Bordeaux, Annecy…). J’ai aussitôt informé toutes les Ambassades, les centres culturels, les boutiques, les restaurants autour de la langue espagnole : L’Institut Cervantes, l’institut culturel du Mexique, les maisons d’Argentine du Mexique et le Collège d’Espagne de la Cité Universitaire ainsi que toutes les associations existantes à l’époque, dont le CECUPE, association culturelle péruvienne. J’ai eu l’occasion de faire un insert dans le guide Le Latinoscope – version papier – Merci Nicolas ! J’ai aussi été interviewée par le petit guide « Que tal Paris » N° 8, d’Avril 2008 (la lectrice du mois).

Et surtout, puisque la revue cherche à établir des ponts entre le continent latino-américain et la France, que représente pour toi cette littérature ?

Pour moi, elle est une littérature plutôt négligée. Les quelques grands noms qui circulent un peu partout ont été portés par des mouvements intellectuels ponctuels qui correspondaient à des époques où les nouvelles technologies n’existaient pas et cette littérature se limitait souvent à certains cercles autour des auteurs eux-mêmes. De plus, les deux guerres mondiales ont accentué la langue anglaise qui, d’ailleurs, prédomine toujours le marché du livre aujourd’hui en France et en Europe. Cependant, sur les réseaux sociaux, grâce à la Maison de l’Amérique Latine et à une ou deux maisons d’édition, on peut rencontrer de jeunes auteurs et autrices de la nouvelle vague, ou devrais-je dire du nouveau tsunami, qui se dirige vers la France. 

Tu dois lire énormément pour proposer du nouveau, des livres qui proposent des réflexions différentes. Quels ont été tes récents coups de cœur de lecture ? 

Lire est effectivement mon activité quotidienne. J’ai découvert Emails avec Roberto Bolaño du jeune et talentueux péruvien J.J. Maldonado qui a d’ailleurs reçu un prix dans son pays et aussi Tant que je vivrai de Gallo Molina [retrouvez la note de lecture de ce livre par Aída María López], jeune auteur-scénariste mexicain, qui évoque dans son livre le « Club des 27 » dont ma fille parlait beaucoup, malheureusement. Ce coup de cœur-là est très fort pour moi et la traduction a été très émouvante. Je tenais à la faire en mémoire de ma fille, Lina, et le livre va bientôt être lancé. Je vous informerai, bien sûr !

Et si un livre devait t’accompagner partout comme sur la fameuse île déserte ou celui que tu recommandes à tes amis, ce serait lequel ?

En tant qu’éditrice, je n’ai pas le temps d’aller sur une île déserte (LOL) et en tant que maison d’édition, je laisse les lecteurs et lectrices décider du ou des livres qu’ils préfèrent. Cependant, je peux vous dire que chaque livre que je choisis comporte une part de moi-même.


Retrouvez, dans la version papier, Claudia qui évoque en détail sa participation au sein de la revue L’autre Amérique.

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Tags: Claudia Oudet Edition Entretien Littérature

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