C’est au tour d’Eduardo de nous dévoiler le sens qu’il donne au nom L’autre Amérique.
Entre 1999 et 2006 j’été le secrétaire de rédaction de la revue mexicaine Periódico de Poesía (UNAM), sous la direction du poète David Huerta. Dès lors je n’ai plus travaillé pour des revues, et si peu apparu dans des publications périodiques. Puis je me suis installé en France et ma vie professionnelle et littéraire a emprunté d’autres chemins. C’est par Mario Álvarez que j’ai rencontré l’équipe de L’autre Amérique dans l’automne de 2024. Depuis le départ j’ai trouvé des gens engagées avec la littérature latino-américaine et travaillant dans la communication et le partage. A ce moment-là, je ne savais pas que j’allais trouver un espace de liberté, de créativité et de pluralité, les trois indissociables.
Presque vingt ans après ma première expérience dans une revue, je me retrouve à travailler dans une autre, si différente… Je ne suis pas le même non plus. Travailler dans une revue me fait penser à ma jeuneuse, mais ici je me vois avec une attitude encore plus jeune, curieusement, dans un moment où il faut travailler dans des projets indépendants. Il y a dans cela une recherche d’autonomie et, peut-
être, de révolte face à un certain ordre culturel. Je ne sais pas, je me raconte cette histoire. J’aime me raconter des histoires, surtout à ce moment de la nuit dans lequel j’écris ces lignes.
C’est une nouvelle aventure, et je ne suis pas seul. Je suis entouré de gens provenant de plusieurs pays et horizons avec lesquels je partage la passion pour la littérature. L’autre Amérique est un espace collaboratif nourri par le travail de nombreuses personnes et mis en place par autant d’autres. Cela ne m’étonne pas que la revue arrive à son cinquième anniversaire. C’est une petite chaîne humaine dont les efforts se prolongent dans le temps.
Comme Eduardo, vous souhaitez nous donner votre interprétation de L’autre Amérique, que vous soyez membre ou non de la revue, envoyez-nous par mail votre interprétation.
Comment participer, rien de plus simple : aucune contrainte, un mot, quelques phrases, un texte plus argumenté, la voix est totalement libre – tant sur le volume de mots que sur le sujet (anecdotes, sens décrypté ou liens personnels avec la revue) ou que le style et la forme (écrit, poésie, vidéo, audio). Nous sommes impatients de vous lire.

Ce que signifie L’autre Amérique pour François
L’autre Amérique dans le Journal diplomatique
Place Léon-Blum (11e)
5 ans déjà, un immense merci pour votre soutien !